Tôt dans la matinée du 27 mai 2026, le soi-disant « guide suprême » iranien, Mojtaba Khamenei, a proféré une menace : « Désormais, les slogans “Mort à l’Amérique” et “Mort à Israël” seront les slogans dominants de la nation islamique et des peuples opprimés du monde. Les États-Unis ne trouveront plus aucun refuge pour répandre le mal et établir leurs bases militaires dans la région ». Ce religieux iranien, fils du défunt chef Mollah Ali Khamenei, successeur de l’ayatollah Khomeny, avait déjà traité Israël de « tumeur cancéreuse ».
L’invective ou l’imprécation sont les armes classiques de l’Islam tels des cailloux lancés contre le sheitan, le démon, dans le désert. Mais cette menace de terrorisme mondial (« ne trouvera plus aucun refuge ») doit être prise au sérieux. C’était beaucoup de mépris et d’arrogance venant d’un demi-vaincu en guerre essentiellement contre son propre peuple. Ceci dit, Mojtaba ne communique plus que par écrits lapidaires qu’on lit à la télévision à « son » peuple confronté aux geôles du régime surproductrices de tortures et d’exécutions.
Nul ne l’a plus vu. A-t-il vraiment survécu à la frappe américaine du 28 février dernier qui a éliminé Ali, son père, plus une cinquantaine de ses complices et décapité d’un coup le pouvoir des mollahs ? Les sataniques Pasdarans et Bassidji qui règnent désormais, férule et vipère au poing, menaçant leur région et au-delà du tonnerre de Vulcain suivent de près ce qui se passe à Gaza, où Israël avait éliminé la veille un de leurs séides.
A Gaza, copie miniature de leur Iran, une fois stoppé par Trump le rouleau compresseur israélien, le Hamas a repris le pouvoir sur 41 % du territoire non occupés par Tsahal et recrute à tour de bras des jeunes assoiffés de sang. L’armée israélienne a communiqué avoir éliminé le 26 mai dans une frappe menée au nord de la bande de Gaza Mohammed Odeh nouveau chef de la branche armée du Hamas. La déclaration de Mojtaba était comme une réponse à tir au but. Odeh n’a exercé son office guère plus d’un jour.
Ce tueur invétéré avait rejoint le mouvement islamiste à la fin des années 1980, avant de progressivement gravir les échelons à la tête des groupes militaires succédant àRa’ad Sa’ad assassiné en décembre dernier Tsahal et le Shin Bet (le service de renseignement intérieur israélien) ont précisé qu’il «occupait le poste de chef de la branche militaire du Hamas» depuis l’élimination de son prédécesseur Ezzedine al-Haddad peu avant également par une frappe israélienne.
Mohammed Odeh était à la tête des Brigades al-Qassam, branche armée du Hamas. Avant, il avait longtemps été chef d’état-major du renseignement du Hamas, puis en 2025 à la tête des opérations militaires et de la production d’armements du groupe après l’assassinat de son prédécesseur Ra’ad Sa’ad en décembre. «Dans le cadre de ses fonctions, il était responsable de la planification et de la coordination des infiltrations et des cibles d’attaque des terroristes du Hamas lors du massacre du 7 octobre», a affirmé Tsahal dans un communiqué publié sur X.
En même temps que ce tir ciblé d’Israël, la télévision iranienne faisait état d’une ébauche d’accord-cadre avec les États-Unis incluant l’engagement de Washington à lever son blocus naval, le rétablissement du trafic dans le détroit d’Ormuz et le retrait des forces américaines de la région. En d’autres termes, le rêve des tyrans de Téhéran. Washington a qualifié cette révélation de « totale invention ». (Agences et médias, 26 mai 2026)
