Il y a aussi de bonnes nouvelles. La Russie ne parviendra pas à conquérir l’Ukraine, ni même à conserver les territoires déjà occupés par son armée. Le soutien de l’Union européenne à l’Ukraine rend cette défaite très probable, même si Trump se désengage du dossier Ukraine pour aider un peu son ami Poutine. De plus, Moscou n’était pas parvenu à diviser les Européens sur la question ukrainienne, à l’exception de la Slovaquie et de la Hongrie. Mais le président hongrois pro-russe Viktor Orbán vient d’être remplacé par Péter Magyar, un national-conservateur pro-européen. La tentative de Trump de persuader l’UE de céder au moins des parties de l’Ukraine au Kremlin ainsi que d’annexer le Canada et le Groenland au profit des États-Unis a également échoué. Le premier signe patent de la défaite de Poutine a été la défaite électorale d’Orbán en Hongrie.
De plus en plus d’équipements militaires occidentaux arrivent en Ukraine. Après les chars Léopard et Abraham, le canon César français et les missiles franco-britanniques Storm Shadow, des chasseurs-bombardiers français Rafale, des F-16 américains et des missiles à moyenne portée défendent désormais le pays de Zelensky. Les États baltes sont protégés de la Russie et la Biélorussie par les armées européennes et le Canada. Oui, cela aussi est devenu possible. L’attaque russe a forgé l’unité de l’Europe occidentale associée au Canada. De plus, l’armée et l’industrie de défense ukrainiennes sont devenues leaders mondiaux en matière de défense anti-drones. Les Ukrainiens ont été les seuls à pouvoir assister efficacement les États arabes du Golfe persique face aux drones iraniens. Kiev a signé des accords d’alliance avec eux. Des drones ukrainiens transportés clandestinement à des milliers de kilomètres en Russie avaient détruit il y a quelques mois une grande partie de la flotte des bombardiers russes sur leurs aéroports.
L’Ukraine est devenue un laboratoire pour la guerre du futur. Son industrie robotique militaire est la meilleure d’Europe. Ses petits véhicules robots, qu’ils soient chenillés ou à roues, ne servent pas seulement à ravitailler les troupes bloquées au front en vivres et munitions. Télécommandés ou opérant de manière autonome, ils interviennent directement dans les combats, palliant ainsi le manque de soldats. Car l’armée ukrainienne a des pertes et des déserteurs. Début avril 2026, les robots ukrainiens ont remporté leur première victoire au sol contre des soldats russes, les forçant à battre en retraite et à se rendre. Les images de cette première victoire de robots sur des humains ont été diffusées en prime time à la télévision française.
La guerre en Ukraine a également renforcé l’unité des États arabes du Golfe, qui, malgré les attaques iraniennes, restent prospères, Une éventuelle alliance entre sunnites et chiites est devenue impensable après les attaques iraniennes contre les Etats arabes sunnites du Golfe. Aux côtés des États frères arabes se trouvent non seulement la France et l’Ukraine, et leur allié, le Royaume du Maroc. Mais aussi la « coalition des volontaires » européenne, qui inclut le Canada, désormais considérée comme défenseur de l’Ukraine. Il est également significatif que les États neutres, notamment la Suède et la Finlande, soient devenus nos alliés dans la lutte contre l’autocratie russe.
La Russie étant l’alliée objective de l’Iran terroriste, trois coalitions militaires, les Etats frères arabes, du Maroc au Golfe, la coalition des volontaires européenne et, si instable soit-il, Donald Trump et sa puissance militaire luttent contre le régime des Mollahs. Si lIran des Mollahs tombe, Le régime de Poutine tombera. Depuis sa dernière offensive il y a un an, l’armée de Poutine n’a conquis que 1 % du territoire ukrainien, en perdant jusqu’à 1 000 soldats par jour. Maintenant, l’armée du Kremlin perd du terrain quotidiennement. Poutine est en quête de chair à canon en Extrême-Orient et en Afrique. C’est immoral et pitoyable. Un symptôme flagrant de la faiblesse de l’armée et de l’appareil de propagande de Poutine est leur incapacité à apporter le moindre soutien au régime iranien (il en va de même pour la Chine). La Chine et la Russie n’ont pas osé affronter directement les États-Unis.
Il y a à peine deux ou trois ans, l’horizon diplomatique était que Poutine pourrait se retirer de la guerre s’il n’y perdait pas la face. Cette possibilité est désormais définitivement révolue. Poutine est un perdant, un Loser, en qui nul n’a pas plus confiance qu’en d’autres dictateurs, et surtout pas que dans les mollahs iraniens, dont chaque mot qu’ils prononcent est un mensonge. Ces assassins à grande échelle ont abattu en temps de paix, des dizaines de milliers d’enfants et de jeunes iraniens dans les rues de Téhéran et d’autres villes de leur pays et font tourner à plein régime leur machine à torturer et à pendre.
Nul ne peut pardonner à Poutine les près de deux millions de morts russes et le demi-million, voire le million, de victimes ukrainiennes, sans parler des handicapés de guerre. Personne ne peut lui pardonner non plus l’économie russe chancelante et les finances publiques exsangues. C’est également impardonnable que son armée soit incapable de protéger les oléoducs qui acheminaient la seule ressource commercialisable de la Russie : le pétrole. Enfin, après que le veto hongrois contre le prêt européen de 90 milliards d’euros à l’Ukraine ait été levé, ce prêt massif a été accordé à l’Ukraine le jeudi 23 avril.
L’Union européenne a définitivement approuvé ce prêt ainsi que de nouvelles sanctions contre la Russie, a indiqué ce jeudi mémorable la présidence chypriote de l’UE. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission Européenne l’a annoncé directement à Volodymir Zelensky que Trump avait tout fait pour éliminer afin de satisfaire son ami Poutine. Ecartée de la négociation russo-américaine, l’UE a empêché Trump de brader l’Ukraine qui fera bioent^to partie de l’UE et dont Poutine niait l’existence. » L’économie de guerre de la Russie est sous une pression croissante, tandis que l’Ukraine bénéficie d’un soutien majeur», a déclaré la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas.
La guerre en Ukraine ne peut prendre fin que si Poutine se retire aux frontières de la Russie convenues en 1991. Quelles sont les alternatives ?
- Poutine est condamné à poursuivre cette guerre perdue depuis longtemps et à compromettre l’avenir de la Russie qu’il a ruinée, car, sinon, il risque, à juste titre, d’être assassiné par ses camarades. L’affaire Prigozhine est dans les mémoires.
- L’Ukraine se renforce militairement, la Russie s’affaiblit, et Poutine comprendra qu’il doit mettre fin d’urgence à son Opération Militaire Spéciale (la SMO), de plus en plus compromise.
- Cela nuira à son image de nouveau tsar de Russie. Une révolution de palais pourrait éclater au Kremlin, et il pourrait être renversé comme le tsar en 1917. Son successeur mettra fin à la guerre, assurant ainsi la survie de la Russie en tant qu’État.
- Une vague de désertions déferlera sur les troupes russes (semblable à celle de 1917), car elles ne verront plus l’intérêt de défendre des positions perdues en territoire ennemi au péril de leur vie. Cela entraînera un changement de régime au Kremlin
- La Russie sera en faillite, ses réserves seront épuisées, et il faudra puiser dans les fonds de pension. Les événements de septembre 2018 nous ont appris que la population russe réagirait avec colère.
Les appareils coercitifs russes, notamment le FSB et le SVR, seront de toute façon démantelés, car ils ont échoué dès 2022 à fournir aux autorités moscovites des informations fiables sur l’opinion publique en Ukraine et au sein de l’UE.
Par la suite, la reconstruction de l’Ukraine se poursuivra grâce à une aide occidentale massive. Sur le plan politique, l’Ukraine améliorera son appareil d’État et son système judiciaire et luttera contre la corruption afin de devenir compatible avec l’UE le plus rapidement possible. L’Occident ne se laissera plus exploiter par des migrants ukrainiens en quête de vie facile, mais formera au contraire les plus compétents et fiables d’entre eux.
La capitulation de Poutine aura pour effet de déstabiliser ses partisans allemands et français, qui le soutiennent encore et déplorent bruyamment le coût élevé de l’énergie. Ils ajoutent que « la Russie possède l’arme nucléaire ». Cependant, il est de notoriété publique que Poutine ne peut l’utiliser dans un accès de folie, car la Chine et l’Inde le luj ont interdit et il est devenu leur vassal.
Les réserves ukrainiennes de pétrole et de gaz pourront alors être mises en valeur. Cela permettrait de remplacer la Russie comme principal fournisseur d’une Europe de plus en plus décarbonée et électrifiée. Cela démontrerait également que la concurrence dans le secteur agricole ukrainien n’est pas aussi féroce qu’on le craignait, notamment grâce à l’efficacité de nos industries agroalimentaires.
Reste à savoir si l’industrie automobile chinoise continuera de profiter de l’électrification de l’Occident. Il y aura une OTAN d’Europe guidé par l’
Allemagne et la France et une OTAN du Pacifique guidé par le Japon, la Corée du Sud et Taiwan. Les États-Unis et la Chine survivront en tant que puissances mondiales indépendantes. L’Inde, alliée à l’Europe, dominera l’Asie du Sud-Est et du Sud. (JP Picaper. « Cl’Europe », Médias. 11-19/23/04/2026)
