Iran 1er mars 2026, vent de liesse et liberté

Elles et eux dansaient et chantaient dans Téhéran ce premier jour d’un long mois printanier. Des jeunes femmes enlevaient leur voile  islamique et le jetaient au sol, elles détachaient leur sinistres djellabas noires et piétinaient ces oripeaux, dévoilant short ou jupe modernes. Elles incarnaient la liberté d‘être soi-même, propriétaire de son corps, sans bassidjis pour vous arrêter, sans pasdarans pour vous loger une balle dans le ventre. Elles récupéraient ce droit si cher aux femmes de se vêtir à leur guise. La rue iranienne était à nouveau propriété du peuple. Mutées de cibles à combattantes, de victimes à égéries, elles rendaient au peuple iranien asservi depuis 1979 le droit d’exister, la maîtrise des rues de ses cités, sans que nul ne leur tire dessus comme sur des cibles d’argile. Des espaces sans barbes pieuses ni turbans dominateurs pour offenser la vue s’ouvraient dans les foules en liesse, témoignant de la renaissance d’une nation civilisée.

Alors que le régime rageur d’Ali Khameinei qui s’était imaginé dans sa folie mystagogique pouvoir imposer son déviationnisme chiite à „sa“ partie du globe, nous nous focalisons sur cette joie iranienne et populaire du retour à la liberté, incarnée par les femmes qui dansaient dans les rues où avaient coulé trois semaines plus tôt leur sang et celui de leurs hommes et de leurs enfants. L’ombre du défunt soi-disant guide suprême, magistralement décapité par l’Amérique et Israël, continue de frapper en continu tout autour de lui croyant déclencher une Guerre mondiale, y compris contre ses alliés potentiels arabes dont il se fait des ennemis. Comme s’il avait déjà l’arme nucléaire, ce feu de Dieu censé faire de lui le maître du monde, Les tirs de missiles et de drones ayatollesques sur le pourtour du Golfe persique, sur Tel-Aviv et sur Jérusalem, vont remplir des pages et des heures de médias du monde, mais notre simple mouvement européen des groupes „C’l’Europe“ et de „Europa sein“ se focalisera toujours sur le retour de la joie en Iran après un demi-siècle d’obscurité piétiste.

Son symbole aviaire „Foenix“ ne lance pas un cri de guerre, mais un chant de joie, le chant du 1er mars en accord profond avec le grand peuple iranien qui a tant souffert. Avec le petit peuple israélien mutilé sauvagement mais devenu, un 7 octobre, le peuple phare de l’Occident libre. Nous avons écouté sur les ondes le Shah Reza Pahlevi promettre un Etat respectueux des antiques sagesses, mais laïc et débarrassé des servitudes religieuses, un Etat humaniste du peuple et par le peuple, bien ancré les pieds sur Terre et non pas pendu au Ciel par des nœuds coulants. Ce 1er mars 2026 restera  la date millénaire de la fin d’un demi-siècle d’oppression coranique, Les Iraniens de tous âges et des deux sexes ont joyeusement manifesté leur droit d’avoir une patrie à eux, de pouvoir aimer un pays spolié qu’ils récupéraient enfin. Il mesuraient à nouveau sa vraie dimension trimillénaire confisquée par des sinistres vieillards qui se réclamaient d’un dieu anonyme et sans visage dont ils se disaient les envoyés pour punir leurs concitoyens de ne pas se repentir d’être restés en vie. Ce qu’il s’est passé en Iran le 28 février 2026, a été bien plus qu’un événement historique régional. L’exécution de48 usurpateurs génocidaires sous un tir groupé de l’aviation israélienne dans un bâtiment de Téhéran o ils se croyaient à l’abri des regards, restera un bond de l’humanité vers son avenir, vers la reconquête du droit de dire : « Je pense donc je suis ».

Ce „droit d’être“ opposé au „non-être“ et à la soumission inclut la joie d’être femme ou homme au plein sens du terme sans risquer d’être lapidé, violé, battu, torturé puis pendu. Les citoyens, citoyennes d’Iran tournaient la page sur cinq décennies de cauchemar islamiste dans ce grand et majestueux pays d’Iran qu’on avait livré sans défense à une idéologie déguisée en religion, pour que des incapables bornés et hypocrites exercent un droit de vie ou de mort sur des malheureux tombés entre leurs griffes et accaparent toute sa richesse à leur profit. Leur justificatif : un mythe méphistophélique les aurait autorisés à massacrer par dizaines de milliers ces dernières semaines, par centaines de milliers de personnes humaines ces dernières années en étranglant toutes les libertés et droits humains.

Peut-être la joie qui jaillit de la défaite des bourreaux, cette joie née de l’exécution en Irak, il y six ans par une bombe américaine de Hassan Soleimani, chef des unités de tueurs hors-frontières, puis encore de l’exécution d’Ebrahim Raisssi, bourreau légal du peuple iranien, il y a  deux ans, dans un accident d’hélicoptère qu’Allah n’avait pas pu empêcher, et celle enfin celle d’Ali Khamenei et de son fils par un tir bien ajusté d’Israël, peut-être tout cela ne suffira pas pour éminer ce régime de forbans longtemps adulés par la gauche européenne. Ont-ils caché une dernière carte dans leur manche ? Ou une dernière cartouche pour supprimer le monde avant d’aller rendre des comptes à Satan ?

L’ancien Premier ministre socialiste français, Emmanuel Valls, déclarait récemment que leur régime apocalyptique ne se supprimerait peut-être pas sans provoquer de catastrophe  spectaculaire et qu’il avait fallu agir d’urgence pour tuer le Mal. Mais il semble bien qu’ils n’adent pas déjà l’arme nucléaire qu’ils étaient à deux doigts d’acquérir si Israël et l’Arabie Saoudite n’avaient pas tordu le bras de Donald Trump pour qu’il agisse enfin. Il a fallu pour cela que Benjamin Netanyahu garantisse à  l’Américain que Khamenei était dans son viseur et qu’i allait enfin payer ses crimes, dont non le moindre était d’avoir refusé en l’insultant de traiter avec Trump en personne. Il faudra bien que justice se fasse et que ce grand pays héritier de la Perse antique à la croisée des chemins entre l’Europe et l’Asie jouisse enfin de la paix et de la prospérité qu’il mérite, en un mot, de la démocratie.  (C’l’Europe. 1er mars 2026)